Vous êtes engagé.e dans une relation que vous pensiez fusionnelle, forte, spéciale.
Cela peut être avec votre conjoint ou votre ex, un parent (père, mère), un frère ou une sœur, un ami proche, un collègue, un supérieur hiérarchique, ou toute autre personne qui occupe une place importante dans votre vie.
Au début, tout semblait idyllique. Cette personne était charmante, attentionnée, à l’écoute, parfois même admirative. Il se peut même qu’elle vous mettait sur un piédestal.
Vous aviez le sentiment d’être enfin compris.e, reconnu.e, aimé.e.
👉 Puis, insidieusement, quelque chose a changé.
Aujourd’hui, cette relation vous fait souffrir.
Vous vous sentez peut-être :
Vous avez cette sensation persistante que quelque chose ne va pas, sans réussir à mettre des mots dessus.
👉 « Est-ce que j’exagère ? »
👉 « Est-ce que le problème vient de moi ? »
👉 « Pourtant, au début, c’était si bien… »
Et si, sans le savoir, vous étiez sous l’emprise d’un pervers narcissique ?
Dans cet article, je vous présente 9 signes qui permettent de démasquer un pervers narcissique, quelle que soit la nature de la relation : amoureuse, familiale, amicale ou professionnelle.
⚠️ Ces relations sont profondément destructrices.
Elles grignotent peu à peu :
Si, à la lecture de ces signes, vous vous dites : « C’est exactement ce que je vis », il est sans doute temps de fuir cette relation !
📌 À noter :
La perversion narcissique toucherait environ 3 % de la population, aussi bien les femmes que les hommes.
Au début de la relation, le pervers narcissique est parfait. Trop parfait. Il est extrêmement charmant, attentionné, et même admiratif. Vous avez l’impression de vivre un coup de foudre, une relation hors du commun, comme si vous aviez enfin rencontré la bonne personne.
👉 C’est ce qu’on appelle le Love Bombing ou la fameuse lune de miel
Concrètement, cela ressemble à quoi ?
Dès le début, il vous couvre de :
Il vous donne tout simplement l’impression que vous êtes unique. C’est volontaire. Le but du pervers narcissique est de créer un attachement très fort, installer une dépendance affective, vous donner un souvenir idéalisé de lui. Ce souvenir servira plus tard de piège : « Il peut être formidable, je l’ai connu comme ça… »
⚠️ La séduction du pervers narcissique ne se limite pas au couple.
👉 Il vous fait croire que vous vivez une relation exceptionnelle, rare, presque privilégiée.
Et c’est justement ce qui rend la suite si difficile à accepter.
Après la phase de séduction intense, quelque chose change. Le pervers narcissique commence à alterner des moments de proximité et de rejet, sans logique apparente. Un jour, il vous admire, vous valorise, vous flatte. Le lendemain, il vous critique, vous ignore, vous rabaisse ou devient froid.
Au début, la dévalorisation est souvent subtile. Elle peut être dissimulée derrière un compliment ou une soi-disant plaisanterie.
Par exemple :
« Tu es très joli.e aujourd’hui » (sous-entendu : pas les autres jours).
Ou encore : « Tu es intelligent.e… enfin, à ta manière ».
Lorsqu’un commentaire vous blesse et que vous le lui faites remarquer, il répond :
« Mais c’était juste une blague ! Tu es trop sensible. »
Puis, dès qu’il sent que vous prenez de la distance, que vous doutez ou que vous commencez à vous détacher, il redevient soudain attentionné. Il se montre affectueux, présent, charmant, comme au début.
Ce va-et-vient émotionnel crée une forte confusion. Vous espérez sans cesse retrouver la personne que vous avez connu lors de la phase de « lune de miel ». Et comme ce processus s’installe progressivement, vous acceptez de plus en plus de choses que vous n’auriez jamais tolérées au début. Cet effet yoyo est une stratégie centrale de l’emprise. Il maintient une tension émotionnelle constante chez la victime, qui finit par s’attacher encore plus, dans l’espoir de revivre les moments positifs, tout en redoutant les phases de rejet.
Le gaslighting est l’une des armes les plus destructrices du pervers narcissique. Cela consiste à nier la réalité, à déformer les faits, et à semer le doute dans l’esprit de sa proie.
Concrètement, le PN peut vous dire des paroles très blessantes, vous critiquer ouvertement, puis nier catégoriquement les avoir prononcées.
Lorsque vous lui faites remarquer ce qu’il a dit, il répond par exemple :
« Je n’ai jamais dit ça. »
« Tu inventes. »
« Tu as mal compris. »
« Ce n’est pas du tout ce que je voulais dire. »
Petit à petit, il remet systématiquement en question votre perception. Il détourne la responsabilité, minimise les faits, réécrit l’histoire.
Il utilise souvent des phrases comme :
« Tu exagères. »
« Tu es trop sensible. »
« Tu te fais des films. »
« Tu prends tout de travers. »
À force d’entendre ce discours, la victime commence à douter d’elle-même. Elle ne sait plus ce qui est vrai ou faux. Elle se demande si elle n’est pas le problème.
C’est précisément l’objectif du gaslighting :
👉 rendre la victime incertaine de sa propre réalité,
👉 l’amener à croire qu’elle est instable, voire « folle ».
Cette désorientation mentale est extrêmement éprouvante. Et le pervers narcissique en joue, car plus la victime doute, plus elle devient dépendante de lui pour « comprendre » ce qui se passe.
Le pervers narcissique se perçoit comme supérieur aux autres. Il se pense plus intelligent, plus compétent, plus beau, plus intéressant. Cette image grandiose de lui-même s’accompagne d’une attitude arrogante, condescendante, parfois méprisante. Il a tendance à rabaisser les autres. Il vous dit par exemple que son collègue de boulot « est un imbécile », ou que cet ami commun « n’est pas très malin ».
Avec le temps, il peut aussi finir par vous faire croire que vous êtes moins capable que lui, moins intelligent.e, moins légitime. À force de l’entendre se valoriser, vous pouvez même commencer à intérioriser ce discours.
Dans sa logique, la personne qui partage sa vie (ou travaille avec lui, ou fait partie de sa famille) ne doit pas exister pour elle-même. Elle doit être un prolongement de lui. Cela signifie que vous êtes censé(e) penser comme lui et lui donner raison en permanence. Il attend de vous que vous le rassuriez constamment, que vous nourrissiez son ego, que vous l’admiriez.
Car plus il se sent valorisé, plus il se sent tout-puissant.
Il peut même aller jusqu’à vous faire croire que, sans lui, vous ne seriez rien, en prononçant des phrases comme :
« Si tu en es là aujourd’hui, c’est grâce à moi. »
« Avant moi, faut bien reconnaître que tu étais perdu(e). »
« Personne ne te comprendrait comme moi. »
👉 Peu à peu, votre place s’efface, tandis que la sienne devient centrale.
Derrière l’image de toute-puissance du pervers narcissique se cache en réalité une fragilité extrême. Son ego ne supporte aucune remise en question. La moindre critique, même formulée calmement, est vécue comme une attaque personnelle. Un simple désaccord peut déclencher une réaction totalement disproportionnée (une froideur glaçante, ou bien une crise de colère explosive ).
Des phrases typiques reviennent souvent :
« Tu me manques de respect. »
« Avec tout ce que je fais pour toi, tu oses me parler comme ça ? »
Plutôt que d’entendre ce que vous exprimez, il retourne immédiatement la situation. La discussion glisse alors de ce que vous ressentez vers ce que vous auriez mal fait.
Il ne reconnaît jamais ses torts. Dans sa vision des choses, il a toujours raison et les autres ont toujours tort.
À force, vous apprenez à ne plus rien dire, à marcher sur des œufs, de peur de provoquer une nouvelle crise.
Avec un pervers narcissique, le dialogue n’existe pas vraiment. Il s’agit plutôt d’un monologue déguisé.
Tout commence souvent par une question en apparence innocente. Il vous demande votre avis, vous laisse parler quelques instants, fait mine de vous écouter. Puis, très rapidement, il prend la parole… et ne la lâche plus. Il parle longuement, sans interruption possible. Vous n’avez plus d’espace pour vous exprimer. Vos tentatives pour intervenir sont ignorées, coupées ou balayées.
Cette manière de monopoliser la parole crée une fatigue mentale intense.
Certaines victimes décrivent une sensation d’agression, comme si leur cerveau était saturé.
Si vous osez exprimer une opinion différente, il réagit immédiatement :
« Ce n’est pas une opinion, c’est un fait. »
« Tu ne comprends pas, laisse-moi t’expliquer. »
Le paradoxe, c’est que le pervers narcissique se décrit souvent comme ouvert d’esprit, alors qu’il est en réalité extrêmement rigide. Ses opinions sont présentées comme des vérités absolues, sans place pour la discussion (alors même qu’il est capable de changer d’opinion la fois d’après sans l’admettre).
👉 Au final, vous finissez par acquiescer, simplement pour que la conversation s’arrête.
L’isolement est une étape clé dans la mise sous emprise. Le pervers narcissique ne vous coupe pas brutalement de votre entourage. Il procède de manière lente et insidieuse.
Au début, il dénigre subtilement vos proches, fait des remarques apparemment anodines.
Par exemple :
« Je trouve que ton ami ne t’apporte rien de bon. »
« Ta famille ne te comprend vraiment pas. »
« Ils te tirent vers le bas. »
Il peut aussi vous reprocher de passer trop de temps avec eux, se montrer jaloux, ou vous fait sentir coupable.
« J’ai l’impression que je passe toujours après les autres. »
« Tu préfères être avec eux plutôt qu’avec moi. »
Dans le même temps, il peut se montrer charmant avec vos amis, votre famille pour se les mettre dans la poche. Ce qui fait que vous n’osez plus parler de vos doutes à vos proches de peur de ne pas être cru.
Peu à peu, vous vous isolez. Vous vous confiez moins. Vous gardez vos questionnements pour vous.
Dans certains cas, l’isolement devient plus concret : déménagement loin de vos repères, charge familiale qui vous empêche de sortir, incitation à quitter votre emploi « pour votre bien ».
Tout se fait progressivement, sans choc brutal. Et lorsque vous réalisez que vous êtes seul.e, l’emprise est déjà bien installée.
Ce mécanisme n’est pas systématique, mais il est très fréquent. Le pervers narcissique utilise l’argent comme un outil de pouvoir et de contrôle.
Au début de la relation, souvent pendant la phase de love bombing, il peut se montrer très généreux. Il offre des cadeaux coûteux, propose son aide financière, paie tout, insiste pour « prendre en charge ». Peu à peu, cette générosité crée un sentiment de dette chez la victime.
Vous vous sentez redevable.
Ensuite, les choses se structurent rapidement : proposition de mariage, compte joint, achat immobilier, crédits communs, voiture, projets engageants. Tout cela rend la séparation de plus en plus compliquée.
Puis, souvent, le comportement change. Le PN peut devenir avare. Cette incohérence crée une grande confusion. Vous vous demandez ce que vous avez fait pour qu’il ne soit plus aussi généreux qu’avant. Vous en venez à penser que le problème vient de vous.
Le pervers narcissique se positionne très souvent en victime.
Il raconte fréquemment un passé douloureux : une enfance difficile, des parents maltraitants, des ex toxiques, une surcharge de travail, une vie injuste. L’objectif est clair : susciter la pitié.
Dans le quotidien, il se victimise également en permanence pour faire culpabiliser l’autre. Par exemple : « Pendant que tu étais au sport à t’amuser, moi j’ai tout fait à la maison et maintenant j’ai mal partout. » « Si je suis comme ça, c’est à cause de toi. »
Mais cette mécanique va encore plus loin. Dans une situation où il est objectivement en tort, le pervers narcissique parvient presque toujours à retourner la situation pour apparaître comme celui qui subit.
Exemples :
👉 Il recule avec votre voiture et l’abîme.
Au lieu de reconnaître son erreur, il dira :
« Si tu ne t’étais pas garé.e là, ça ne serait jamais arrivé. »
La faute n’est plus la sienne. Elle devient la vôtre.
👉 Il bricole à côté de son fils qui lui parle, et se blesse ou casse quelque chose.
Il réagit alors par : « Tu m’as déconcentré ! »
Le mécanisme est toujours le même.
Dès qu’il rejette la faute sur l’autre, il ne ressent plus aucune culpabilité.
👉 Accuser l’autre devient une sorte de phrase magique : ce n’est plus moi le responsable.
Ce fonctionnement révèle une grande immaturité. Il ne se remet pas en question, n’assume pas ses actes, et ne répare jamais ses torts.
Si, à la lecture de cet article, vous avez l’impression que c’est l’histoire de votre relation,
👉 vous êtes probablement dans une relation toxique avec un pervers narcissique.
Ces relations sont profondément destructrices. Elles ne s’améliorent pas avec le temps, ni avec l’amour, ni avec les efforts. S’extraire d’une relation d’emprise est extrêmement difficile. Quitter le pervers narcissique n’est souvent que la première étape.
La reconstruction demande du temps, et très souvent un accompagnement thérapeutique, afin de :
Si vous êtes dans cette situation et que vous sentez que je suis la bonne personne pour vous accompagner, je vous invite à me contacter pour prendre rendez-vous.
👉 Vous n’êtes pas faible.
👉 Vous n’êtes pas fou / folle.
👉 Et il est possible de s’en sortir.
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